Mardi 26 mars 2024, le Conseil de Territoire d’Est Ensemble a adopté un contrat de ville par nécessité calendaire : tronqué de certains de ses piliers fondamentaux, en raison des observations de la préfecture du 93, il n’est pas satisfaisant pour les élu.e.s du groupe Ecologie & Citoyenneté. Julie Lefebvre s’est exprimée à ce sujet.

Cher président,
Cher.e.s collègues,
Merci Madame la vice-présidente pour cette présentation et le travail effectué par les services avec les associations.
Comme vous nous l’avez exposé, le conseil territorial se voit dans l’obligation d’étudier un contrat de ville, amputé de certains de ses piliers, pourtant travaillés par Est Ensemble avec l’ensemble des partenaires, que nous remercions.
Malgré cela, nous partageons le constat sur la nécessité de clarifier le financement des associations et d’adopter en ce sens cette délibération.
Bien plus qu’un document administratif, le contrat de ville est un levier fondamental de justice sociale qui lie les partenaires sur les orientations, les actions et la gouvernance à mettre en œuvre pour répondre aux besoins réels des habitant.e.s des quartiers prioritaires. Le travail des associations est plus que nécessaire sur notre territoire où les inégalités touchent tous les domaines, leur travail est essentiel dans tous les domaines culture, éducation, sport, emploi, transition.
Si 74 projets vont être financés côté emploi et développement économique, et si nous voyons arriver une avancée avec les conventions pluri annuelles, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir, je souhaite plus précisément me pencher sur le cas de la transition écologique. En effet dans la contreproposition préfectorale, ce volet a totalement été supprimé alors que nous devons dans les 10 ans à venir transformer nos modèles de consommation et de production pour maintenir nos objectifs d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, sachant qu’aujourd’hui malgré tous nos efforts, les émissions mondiales n’ont pas encore baissé.
Comment faire de la justice sociale sans faire de la justice climatique alors que c’est le projet politique du territoire ? Cela nous paraît dénué de sens quand l’on sait que les habitants et les habitantes les plus pauvres sont les premières victimes du réchauffement climatique et loin d’en être les premiers contributeurs en termes d’émissions.
Le contrat de ville se doit d’être un outil transversal, pour améliorer les conditions de vie sur le territoire et assurant effectivement à l’ensemble des habitant.e.s le droit à un environnement sain.
Pour finir, nous saluons la démarche partenariale et les orientations co construites initiées par Est Ensemble, nous déplorons la contreproposition de la préfecture du 93 et le flou qui entoure le calendrier de son déploiement qui ne permet pas de sécuriser nos partenaires.
Notre groupe votera donc cette délibération mais souhaite renouer avec l’esprit de ce que devrait être un contrat de ville proche du terrain et de ses réalités, en adéquation avec les orientations territoriales et intégrant les modalités de concertation et de soutien au travail de fond effectué par les associations, au quotidien.
Je vous remercie.