Taxe d’enlèvement d’ordures ménagères : un équilibre respecté pour 2024

Au Conseil de Territoire du mardi 6 février 2024, Patrick Lascoux est intervenu au sujet de la Taxe d'enlèvement d'ordures ménagères (TEOM). Pour parvenir à maintenir l'équilibre des recettes et des dépenses, nous devrons continuer à réduire la production de déchets.

Au Conseil de Territoire du mardi 6 février 2024, Patrick Lascoux est intervenu au sujet de la Taxe d’enlèvement d’ordures ménagères (TEOM). Pour parvenir à maintenir l’équilibre des recettes et des dépenses, nous devrons continuer à réduire la production de déchets.

La gestion de nos déchets représente 50% de nos dépenses de fonctionnement et je vais me permettre de compléter ce débat budgétaire par quelques observations sur notre de taux de taxe d’enlèvement d’ordures ménagères, généralisé à 8,44 % et inférieur à la moyenne nationale.

Notre production de déchets est intimement liée à nos modes de consommation. Plus qu’ailleurs, notre territoire est sensible à l’inflation. La baisse du pouvoir d’achat se répercute directement sur la masse de déchets ménagers à gérer.

La mise en place des nouveaux services de collecte sur l’année 2024 et la sensibilisation qui
l’accompagne doivent impérativement entraîner une amélioration de notre taux de valorisation et une réduction de nos ordures ménagères résiduelles (poubelle au couvercle grenat anciennement grise).

Pour beaucoup d’entre nous, la question des déchets se résume à la propreté de l’espace public. Leur gestion est encore bien mal connue et vous êtes nombreux à ne pas avoir une réelle conscience de l’impact économique et environnemental de l’absence de tri à la source, des dépôts sauvages, du non-respect des consignes et de notre règlement de collecte.

L’amélioration de la gestion de nos déchets dépend de la participation de toutes et tous. Nous avons encore beaucoup de mal à convaincre les bailleurs qui rechignent à mettre en place les moyens nécessaires à la collecte des emballages (privant ainsi leurs locataires des services que nous assurons), de même nos administrations communales ne sont pas toujours exemplaires. Il faut savoir que le coût de traitement d’une tonne d’OMR est de 103€ alors que pour nos déchets alimentaires et nos emballages il n’est que de 19€ !

Rien que d’un point de vue financier, sur Est Ensemble, on peut estimer que l’absence de tri à la source des déchets ménagers entraîne a minima une perte sèche théorique de l’ordre de 7 millions d’euros chaque année !

Nous n’avons pas le choix, il faut réduire notre production de déchets. Le Syctom auquel nous déléguons le traitement renouvelle ses unités. Le nouvel incinérateur d’Ivry/ Paris XIII qui va être mis en service dans le courant de cette année, permettra une valorisation énergétique et une production de chauffage urbain. Pour le plus grand bien de notre environnement et de notre santé, sa capacité d’incinération sera divisée par deux (de 700 000 à 350 000 tonnes).

Mais ces rénovations majeures auront forcément un impact sur les coûts de traitement. En 2022, ils représentaient pour notre territoire 38 % du budget total de la gestion de nos déchets.

En 2024, nous payerons le traitement des ordures produites en 2023 et nous serons à l’équilibre sur cet exercice.

Vous le savez, la recette fiscale engendrée par la TEOM ne doit servir qu’à couvrir les dépenses liées à l’enlèvement et au traitement des ordures ménagères sur un exercice. Grace à une gestion rigoureuse, nous avons mis fin au surfinancement que l’on a pu observer sous l’ancien mandat et je souhaiterais que l’on conserve cette ligne.

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