Introduction de l’atelier « Habiter un logement moins consommateur » quelques convictions par Mireille Alphonse

Habiter un logement moins consommateur d’énergie

Atelier PCAET d’Est-Ensemble

Quelques convictions

Il y a quelques mois encore, parler Climat n’était pas chose facile, beaucoup d’interlocuteurs nous regardaient avec, souvent, un sourire bienveillant en pensant « sauver la planète d’ici 2100, c’est bien, mais répondre aux maux dont souffrent nos territoires et nos concitoyens aujourd’hui, c’est encore mieux ! ».

Les choses sont en train de changer, grâce à la COP21 qui s’annonce et génère une information de plus en plus vaste sur les questions liées au dérèglement climatique ; grâce au travail de sensibilisation et d’actions concrètes, que mènent des élus – parlementaires et élus locaux – des associatifs, des citoyens engagés, des entreprises.

L’engagement des uns et des autres se développe dans un “climat” contradictoire : anxiogène et passionnant en même temps. Anxiogène parce qu’il n’est plus temps de tergiverser et qu’il faut agir – nous n’avons que trop tardé. Passionnant parce qu’il est possible d’agir. Ici, maintenant, ensemble.

Les raisons d’être inquiets

Il y a urgence d’agir, pour préserver la qualité de vie sur cette planète. Cf. le RAC : « le compte n’y est pas ».

Si nous poursuivons selon le modèle actuel, il fera en moyenne 4 à 5° de plus en 2100. Effondrement de l’agriculture, inondations, submersions, guerres… des désordres de toutes natures menaceront de plus en plus non seulement nos modes de vie, mais l’ensemble des civilisations humaines. Avec un effet d’emballement climatique que les scientifiques ne parviennent plus à modéliser sérieusement.

Au Sahel, au Moyen-Orient, en Asie Centrale, en Afrique Sub-saharienne, en Amérique du Nord (sécheresse actuel en Californie avec des phénomènes de vols d’eau potable) : partout les sécheresses extrêmes, la lutte pour l’accès aux ressources naturelles engendrent déjà des modifications de structures économiques considérables, des pillages ou des guerres.

Sous nos latitudes, certains modèles agricoles régionaux commencent à être questionnés (la viticulture notamment), notre littoral recule (cf. Aquitaine !), l’eau commence à manquer … ou à envahir tout lors d’épisodes pluvieux torrentiels.

Les désordres annoncés ne sont ni loin dans le temps, ni loin dans l’espace !

Les raisons d’espérer … et d’agir

Là où tout va se jouer, c’est au niveau des territoires : ici et maintenant.

Nous avons les clés de l’action en mains :

nous connaissons les leviers sur lesquels il faut agir,

nous connaissons les difficultés qui sont les nôtres

nous connaissons les richesses sur lesquelles nous pouvons nous appuyer,

– et, au sein d’une agglomération comme Est Ensemble, nous sommes au cœur des politiques publiques sur lesquelles agir : l’aménagement du territoire, l’habitat, le transport, l’environnement, le développement économique, l’emploi et l’insertion, l’eau, les déchets…

La lutte contre le dérèglement climatique est une opportunité extraordinaire pour apporter des solutions aux difficultés que nous rencontrons.

photo-105Une modalité pour se concerter, une balade urbaine à Pantin pour comprendre les enjeux climatiques liés à notre environnement

Un domaine d’action : le résidentiel

Prendre à bras le corps la question du bâti pour lutter contre le dérèglement climatique nous permet de combattre dans le même temps certaines des grandes difficultés qui minent notre société :

– la précarité énergétique qui touche 1 foyer sur 5 environ sur notre territoire,

– le développement économique faible, voire atone de nombreuses entreprises, et notamment les TPE / PME du BTP,

– le chômage de masse : chômage longue durée, difficultés de réinsertion professionnelle, sous-qualification de nos jeunes – 62 % n’ont pas le niveau bac ou équivalent sur le territoire d’Est Ensemble en moyenne.

Réduire les émissions de GES et renforcer la part des EnR signifie forcément revoir de fond en comble un aspect de notre économie :

accompagner les particuliers et les entreprises,

favoriser l’émergence et/ou le renforcement de nouvelles filières,

développer les points de rencontres,

aider les jeunes en quête d’un premier emploi, aider salariés en reconversion professionnelle à acquérir des compétences nouvelles, qualifiées, porteuses d’avenir professionnel.

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En famille, les habitants se questionnent sur leur pratiques dans le cadre de l’élaboration du PCAET

Il nous revient, ensemble, d’examiner les solutions à mettre en œuvre pour trouver les réponses  efficaces, solidaires, durables qui répondront à ces différents enjeux. Ou, pour dire les choses autrement, il nous revient, ensemble, de répondre à la triple urgence : environnementale, sociale et économique et … juste derrière : démocratique !




 

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