Déclaration sur le budget 2015 par Ibrahim Dufriche Soilihi

Budget-illustrationDéclaration sur le budget 2015 du groupe écologie et citoyenneté

 Nous sommes bien conscients que l’exercice est difficile. En tant qu’écologistes et citoyens, laisser amplifier la dette aux prochaines générations est certes contradictoire avec nos convictions. Mais vu la complexité du contexte actuel, nous ne pouvons le faire sans discernement, nous devons d’assumer le choix de la solidarité entre nos communes dans le but d’améliorer la qualité du service aux populations, tout en restant fermes sur nos fondamentaux.

Car nous pouvons encore faire bien mieux à défaut de faire plus. La Communauté est un bien que nous avons à partager, c’est notre nôtre conception de l’intercommunalité.

 Ainsi, nous regrettons par exemple que le budget consacré à la prévention des inondations soit sacrifié cette année. Vous nous avez garanti que le bassin de rétention de Montreuil se fera quand même mais qu’au lieu de s’autofinancer nous recourrons à l’emprunt. Nous vous faisons confiance, mais cette confiance ne peut pas s’accorder sans quelques garanties pour l’avenir.

 Il nous parait donc nécessaire de proposer quelques réflexions à cette assemblée face à cette situation financière désastreuse.

Premièrement, il est impératif d’améliorer le système d’information financier et budgétaire dans une logique de maîtrise des risques et de développement durable de la collectivité

En encourageant par exemple le passage à une comptabilité analytique avant 2016 et en adoptant de nouvelles normes budgétaires de type budget genré et comptabilité environnementale. Ce système nous permettra aussi de calculer les coûts de gestion des différents services que nous apportons à la population. De même, le calcul des taux de rentabilité des ZAC nous paraît tout aussi nécessaire afin d’éviter des opérations risquées.

 Deuxièmement nous devons aussi passer d’une logique de guichet à une logique de projet.

 Il nous faut veiller à privilégier l’intérêt communautaire et la force d’un projet de territoire.

Il est donc primordial d’améliorer et de renforcer les coopérations entre la gouvernance politique de l’agglomération et les différents services pour développer une culture commune de projet basée sur la transparence, le pilotage et l’évaluation. L’harmonisation des taux de la Teom prévue ces prochaines années pourrait être une bonne illustration.

 Troisièmement l’affirmation d’ un projet de territoire porteur de sens pour l’avenir.

Nous avons à déterminer les marqueurs économiques, sociaux et environnementaux du territoire afin d’affirmer auprès des habitants et des acteurs sociaux, son identité.

Sans oublier de structurer, renforcer les mutualisations et étendre les zones de compétence des équipements culturels et sportifs de l’agglomération.

Pour conclure, un contrôle de la cour des comptes pourrait permettre un accompagnement renforcé de cette question dans ce contexte de refondation de l’action communautaire avec l’arrivée de la Métropole.

Nous avons confiance en notre détermination communautaire pour mettre en oeuvre ces pistes d’amélioration.

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